Le ruban blanc, une histoire d’enfants allemande
Conte narré par l’instituteur d’un petit village allemand au début des années 1900.
Film austro-allemand de Michael Haneke, Palme d’Or au dernier Festival de Cannes sur l’enfance et l’innocence qu’on veut bien lui donner.
Bande-annonce
C’est avec la chute à cheval du médecin du village qu’une série de méfaits commence dans ce village plutôt calme. Une ambiance assez étrange règne dans ce bourg, les enfants sont curieusement calme et faussement innocent, car ici, ils connaissent trop rapidement les vérités de la vie. Abus sexuels, apprentissage de la mort, des silences trop pesant, ils sont dressés comme des animaux, soumis à l’autorité implacable des pères. Point commun de tout ces enfants, ils sont tous dans la chorale de l’église protestante locale et semblent appliquer l’adage : “qui aime bien chatie bien” dans la démesure.
Film qui pousse à l’analyse de ses propres débuts dans la vie pour aller vers l’homme que l’on devient ensuite, les actes barbares de ces enfants semblent soudainement minimes lorsque l’assassinat de François-Ferdinand est annoncé et qu’on sait d’ors et déjà que ces horreurs qui suivront seront bien pires.
Une scène remarquable
Perle dans la filmographie de Haneke à qui on doit entre autre “Caché” et “Funny Games”, du peu que j’ai pus voir de ce réalisateur c’est sûrement le meilleur que j’ai regardé. Il possède toujours la volonté d’analyser les sentiments humains et leur histoire. Ecrit par ce dernier avec l’aide de Jean-Claude Carrière (Birth, Le hussard sur le toit, Cyrano de Bergerac…) ce petit bijou est à ne pas rater !